La voie cendrée

18,00

La voie cendrée

18,00

Un dimanche de novembre. Le ciel est d’un bleu limpide. Soudain des centaines d’oiseaux migrateurs traversent le ciel dans un fracas étourdissant…
Cette vision fugitive mais puissante va bouleverser l’existence de Jérôme. La cinquantaine passée, il mène jusque-là une vie confortable : cadre dans une multinationale en région parisienne, en couple avec Fabienne depuis leurs études dans une école de commerce, sans enfants.
À partir de ce moment-là, l’existence de Jérôme bascule… Au repos forcé pour quelques jours, il se plonge dans ses racines, reprenant le fil de son passé, de cette province qu’il a quittée il y a plus de trente ans… Les souvenirs, heureux ou dramatiques, qui ressurgissent le poussent inexorablement à une complète remise en question. À sa manière, il va effectuer sa propre migration, vers un mode de vie radicalement différent, une échappée sur des routes de traverse, une relation retrouvée avec la nature.
Ce premier roman nous parle des migrations au pluriel, des liens à retisser avec la nature, de la force des sentiments et des relations humaines.

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Broché avec rabats, 290 pages
Date de parution : 15 novembre 2021
Collection : Récit & nature
Langue : Français
Dimensions du produit : 130×200

Extrait

Je me suis enfui en forêt. Le temps s’y prêtait, et je n’avais aucune envie de rester chez moi, coincé entre mes quatre murs à ruminer mes contradictions. J’ai pris la voiture, direction forêt de Rambouillet. Je m’y étais parfois rendu avec Fabienne, et j’en avais gardé le souvenir d’une “vraie” forêt, tout le contraire de ces surfaces boisées quadrillées d’allées piétonnes que sont le Bois de Boulogne ou le Bois de Vincennes.
Je marche depuis plus d’une heure. Le couvert forestier m’enserre de son enveloppe protectrice et tiède. Mes pas crissent sur l’épais tapis de feuilles. Formes et tailles se mêlent, déployant dans une belle harmonie toute la palette des couleurs de l’automne. Le ciel, à peine visible, est d’un blanc laiteux teinté de bleu pâle. Le silence est ponctué d’une multitude de petits bruits discrets dont il est bien difficile d’identifier l’origine. Peut-être suis-je en ce moment même épié par de multiples oiseaux, ou encore par des mammifères de toute taille ?
Ça faisait un bail que je n’étais pas allé seul en forêt. J’ai lu récemment que la forêt pouvait exercer une fonction thérapeutique. Plusieurs scientifiques ont également démontré que les arbres communiquaient entre eux, et échangeaient continuellement de l’information, non seulement entre eux mais avec l’énorme écosystème souterrain de micro-organismes de toute sorte.
Je m’arrête auprès de quelques troncs plus imposants que les autres. Une envie irrésistible me prend de les étreindre, de les embrasser, de caresser doucement leur écorce, comme dans un élan amoureux.

Revue de presse

Prochainement.

L'auteur

Olivier Delbard est enseignant, spécialiste des questions d’écologie et de développement durable.
Il est aussi poète et traducteur.
Il a déjà publié 10 recueils de poèmes et un essai sur Kenneth White.
Il vit près de Dijon, mais n’oublie pas ses racines bourbonnaises et jurassiennes.
La voie cendrée est son premier roman.