Là où tombe la neige

18,00 

Là où tombe la neige

18,00 

(2015)
Philippe KOEBERLE
Coup de cœur des sandales d'Empédocle 2015 (Besançon)
Finaliste prix Louis Pergaud 2016

Troisième enquête de Séverin Menigoz qui se déroule dans des vallées sauvages du haut-Doubs et au coeur d’un petit séminaire perdu au fond d’une reculée, lors d’un hiver très rude, comme en connait la région. Accompagné de son ami d’enfance, le p’tit Mouge, et de son cousin, Thierry Courloux, professeur de Médecine Légale, il va être confronté à des crimes anciens dont l’ombre plane toujours sur les hommes du présent, dans le très catholique et très secret haut-Doubs. La neige recouvre les traces des hommes mais pas celles de leurs crimes…

Broché, 370 pages
Date de parution : 1 août 2015
Collection : Polar et nature
Langue : Français
Dimensions du produit : 20 x 2,3 x 13 cm

Revue de presse

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Septembre 2015

Un récit joliment ficelé qui réussit à tenir la ligne de crête en alternant passé et présent. À lire blotti sous un plaid bercé par le ronron d’un feu ou d’un chat ! Sans voir le temps ni les pages passer…


 

cestadire

Décembre 2015

C’est un très beau polar à lire au coin du feu avec un verre de Savagnin. Il y a tant de choses à en dire, mais le mieux c’est de le lire !


 

presse-bisontine

La critique est flatteuse ! Avec ce livre, l’auteur répond présent à l’appel de ses lecteurs. Tous redemandaient des nouvelles de Séverin Menigoz et du p’tit Mouge, les deux personnages centraux, à la fois complémentaires et totalement différents mais ô combien attachants.


 

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Septembre 2016

On est immédiatement mis en haleine dès l’ouverture du livre et on ne le lâche plus. De ce point de vue il possède le rare talent des bons scénaristes du genre policier, aux enquètes à rebondissement, au suspense maintenu jusqu’au dénouement final.


 

factuelinfo

Novembre 2015

Séverin Menigoz prend doucement sa place aux côtés des Hercule Poirot, Maigret, Kurt Wallander…

L'auteur

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Philippe Koeberlé, né en 1957 à Paris, vit à Besançon, est médecin anesthésiste-réanimateur. Passionné de nature et de pêche à la mouche, il est très impliqué dans la protection et la sauvegarde des rivières de sa région Ses polars, souvent basés sur des faits réels, immergés dans une nature qu’il connait parfaitement rencontrent un vif succès auprès de lecteurs toujours plus nombreux.

Extrait

Là ou tombe la neige

Philippe Koeberlé

 

Pour le professeur Courloux, la moindre occasion était bonne pour « monter » dans le haut Doubs.
Lorsque Séverin l’avait appelé pour lui apprendre la découverte d’un squelette dans une petite grotte perdue, il avait accouru. Il allait pouvoir joindre l’utile à l’agréable, exercer son art dans ces lieux qu’il aimait tant. L’hiver, le froid, la neige, il les retrouvait toujours avec plaisir. Il aimait les hivers du haut Doubs, et cette année c’était un « vrai » hiver. Comme avant, diraient les vieux, pour qui la neige était toujours plus épaisse et le froid plus vif dans « l’ancien temps ».
Il s’était amusé un jour à étudier les archives de la station météorologique de Besançon et il avait pu constater que les quantités de neiges qui tombaient n’étaient pas plus importantes avant. Mais s’il faisait toujours aussi froid sur les plateaux du Jura, il apparaissait, en plein hiver, depuis une vingtaine d’années des épisodes de redoux marqués qui n’existaient pas avant, et l’hiver arrivait plus tard, le printemps plus tôt.
Un observateur attentif de la nature pouvait voir éclore des fleurs avec quinze jours d’avance, des oiseaux migrateurs s’installer de plus en plus précocement, se reproduire trop tôt, au péril de leur progéniture, car la nourriture n’était pas encore assez abondante.
Le professeur s’intéressait de plus en plus à tous ces phénomènes expliqués par le réchauffement climatique qui s’imposait inexorablement. Qu’allaient devenir ses chères rivières et leurs habitantes, les truites, qui ne peuvent vivre et se reproduire que dans un intervalle de température très étroit ?
Mais pour l’instant c’était la découverte de ce squelette qui l’excitait au plus haut point. Il avait rapidement ameuté une petite équipe très spécialisée, composée d’un célèbre anthropologue médico-légal strasbourgeois, le rigoureux docteur Khulmann, d’une archéologue venue spécialement de Lyon, la jolie Sarah Bailly. Et le plus jeune assistant du professeur, Martin Courtot, un élément doué mais peu travailleur, d’après son patron.
Ils avaient retrouvé Séverin et le p’tit Mouge, puis avaient gagné péniblement le petit ravin où se nichait la grotte. Les citadins étaient peu habitués à se déplacer dans cinquante centimètres de neige fraîche. Séverin avait voulu leur procurer des raquettes, mais le p’tit Mouge  s’y était opposé, ravi  de faire galérer un peu ces
gens de la ville qui regardent de haut ceux de la campagne !  Seul le professeur avait paru heureux de batifoler dans la neige et le froid. Ils avaient été accompagnés   d’un  gendarme,  le  seul  à   disposer   de  raquettes et de bâtons.
Ils avaient fait des allers-retours sur les lieux de la découverte. Un périmètre de sécurité avait été établi. Chaque objet avait été photographié, nettoyé, tout avait été noté, soigneusement emballé, étiqueté. Ils avaient fait des prélèvements de terre, recherché des insectes, des plantes, des larves et des graines.
Comme s’il y avait des insectes l’hiver ! avait dit le p’tit Mouge. C’est pas croyable !
Malgré les incessantes questions qu’il avait posées, il n’avait pu obtenir aucune réponse. Mais il avait pu glaner malgré tout une information de taille… Ils avaient sorti deux objets, dont un chapeau, étonnamment bien conservé, qui leur avait permis de conclure que c’était un squelette d’homme. Mais le p’tit Mouge avait reconnu la forme du chapeau et il savait très bien qui portait ce genre de couvre-chef. Et à quelle époque. Mais puisqu’on ne lui avait rien dit, il n’avait rien dit non plus. Séverin, comme à son habitude, avait tout observé, posé quelques rares questions, paraissant réfléchir constamment.
Le  professeur avait donné rendez-vous à Séverin, Karine et au p’tit Mouge à l’hôtel-restaurant des Combes à  Maîche. Ils furent un peu surpris de le voir arriver  avec  Sarah Bailly, leur  annoncer  qu’il  profitait   de  cette occasion  pour lui  faire découvrir  la région. Mais en bons Franc-Comtois, ni Séverin, ni le p’tit Mouge ne posèrent de questions.